Camille Flammarion. (1842-1925)

 

 

Né le 26 février 1842 à Montigny-le-Roi en Haute-Marne , Camille Flammarion est l'aîné d'une famille de quatre enfants. Par suite d'une mauvaise affaire ses parents sont contraints de vivre à Paris. Camille est confié au curé du village et poursuit ses études au petit séminaire de Langres. En septembre 1856 il trouve une place d'apprenti chez un graveur et suit les cours du soir de l'association polytechnique. En juin 1858 il est embauché en qualité d'élève astronome et est affecté au bureau des calculs de l'observatoire de Paris dirigé par le célèbre Le Verrier. Très déçu de ne pas observer il s'exerce à l'écriture : "La pluralité des mondes habités" obtient un franc succès auprès du public mais pas de Le Verrier qui , de façon cassante , le congédie en 1862.

Un vulgarisateur de génie.

Flammarion va désormais se faire une renommée par ses livres de vulgarisation et ses conférences. Il collabore à un grand nombre de journaux et de revues et participe ainsi au grand mouvement scientifique de cette seconde moitié du XIXème siècle.

Après la guerre de 70 , il fait campagne dans le journal "Le siècle" avec les astronomes de l'observatoire de paris , contre l'autoritaire Urbain Le Verrier qui est démis de ses fonctions en 1870 , et remplacé par Delaunay.Rétabli dans ses fonctions par Thiers , en 73 , Le Verrier demande à Flammarion de réintégrer l'observatoire. Il se consacre alors à l'observation des étoiles doubles et publie en 1878 : "Les étoiles doubles , catalogue des étoiles multiples en mouvement." Les communications se succèdent à l'académie des sciences sur des sujets divers et variés.

En 1880 paraît "L'astronomie populaire" ouvrage de vulgarisation qui rencontre un grand succès.

D'autres ouvrages du même genre suivent.

L'observateur de Mars.

En 1882 , un riche propriétaire bordelais , grand amateur de ses écrits , lui offre une propriété à Juvisy sur Orge (Seine et Oise). Il y édifie un véritable observatoire astronomique avec une coupole et un équatorial de 24 cm. Ses observations seront surtout orientées vers Mars où il recherche les fameux canaux et des traces de vie . Cette même année il fonde la revue "L'astronomie" qui deviendra en 84 "Le bulletin de la société astronomique de France".

Flammarion s'intéressera aussi au spiritisme et aux fantômes (ce qui lui sera souvent reproché) , il reste dans les mémoires par ses ouvrages de vulgarisation.


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